Peut-on relier deux points par un chemin injectif ?
Par Mathoman, lundi 8 juin 2009 à 15:00 - Maths pour matheux - Tags
Les commentaires du billet un exercice de topologie
sur le blog de PB soulevait quelques questions intéressantes. Une parmi elles possède la réponse suivante :
Dans une variété topologique connexe on peut relier tout couple de points distincts par un chemin injectif.
Remarquons que ce résultat ne vaut plus sur des espaces non-séparés comme la droite avec un point dédoublé (une variété topologique est séparée par définition).
Démonstration :
Rappellons d'abord que sur une variété topologique les notions connexe
et connexe par arcs
sont équivalentes.
Quelques notations : B(r) désigne la boule ouverte de rayon r et de centre 0 dans
pour la norme euclidienne. Pour noter la boule fermée, on mettra une barre dessus.
Soit M une variété topologique de dimension n et x un point de M. Notons E le sous-ensemble de M constitué de x et de tous les points qu'on peut relier injectivement à x. Notre but est de prouver que E=M. Vu que M est connexe et que E est non-vide, il suffit de montrer que E est ouvert et fermé.
- Ouvert : Soit y un point arbitraire dans E. Dans l'atlas de la variété M il existe une carte
.
- Si
alors
car dans une boule on peut toujours relier injectivement deux points distincts par un segment. - Dans l'autre cas où x n'est pas dans U nous posons r=1/2 et nous allons prouver que
On sait déjà qu'il existe un chemin injectif
tel que
et
. L'ensemble
est compact, et comme M est séparé, on déduit qu'il est fermé (voir aussi remarque 2 en bas).
Par continuité l'image réciproque
est fermé dans [0,1] et possède donc un plus petit élément
. On a l'inégalité
car 
Le point
ne peut pas être contenu dans la boule ouverte
, sinon
le serait également pour
assez petit, contrairement à la définition de
. Donc
est sur le bord de la boule
. Par construction on peut relier injectivement
à tout point de
sans rencontrer
. En juxtaposant ces deux chemins, on relie donc injectivement x à n'importe quel point de
Donc
est un voisinage ouvert de y contenu dans E.

- Si
- Fermé : Nous devons prouver que le complémentaire de E est ouvert. Soit donc y un point arbitraire dans M\E, autrement dit y est un point qui ne peut pas être relié injectivement à x. On prend une carte
. Alors on sait déjà que x ne peut pas être dans U. De deux choses l'une :
- Soit l'ouvert U est une partie de M\E dans ce cas on a terminé.
- Soit U n'est pas inclu dans M\E dans ce cas il existe un point z dans l'intersection
. Pour
on a
. Il existe un chemin injectif
allant de x à z. L'ensemble
est compact car c'est l'intersection d'un compact et d'un fermé. (Pour voir que![K=\lambda([0,1])\cap\varphi^{-1}(\overline{B}(r))](http://www.mathoman.com/CACHE/tex_af773c993ecb760195122de590777ea0.png)
est fermé on utilise, comme en haut, le fait que M est séparé.)
Parmi tous les points du compact
il existe un ayant norme minimale. Nous notons w ce point et
son correspondant sur la variété (toujours via la carte
). Clairement
. D'une part on a la restriction de
à
et d'autre part le chemin correspondant au segment [w,0] ; en juxtaposant ces deux chemins injectifs on obtient un chemin de x à y qui, par construction, est injectif. Contradiction, ce cas ne peut pas avoir lieu.
Remarque 1 :
L'idée de la preuve est de se ramener à l'intuition que nous avons de notre espace usuel. Quand une trajectoire passe de l'extérieur d'une boule à l'intérieur d'une boule, elle doit forcément traverser le bord de la boule, elle coule
comme une rivière. Or cela n'est plus vrai dans les espaces non-séparés comme la droite à deux origines dédoublées, 0' et 0''. Quand je fais un chemin de 0' à 0'' alors je rentre directement dans l'intérieur de la boule [-1,1]'' sans passer par -1 ou par 1. Le chemin apparait miraculeusement de nul part, il jaillit
comme une source...
Il est donc intéressant de voir où la preuve ne fonctionne plus dans cet exemple. Evidemment c'est au moment où on utilise le fait qu'un compact d'un espace séparé est toujours fermé. Sur la droite dédoublée l'ensemble [-1,1]'' est compact mais il n'est pas fermé, car son complémentaire
n'est pas ouvert.
Remarque 2 :
On est tenté de dire que
est fermé comme image réciproque d'un fermé par une application continue. Mais cela serait faux ! En effet,
est seulement définie sur U et pas sur toute la variété M. On peut donc dire que
est un fermé de l'espace U (pour la topologie induite par M), mais de là on ne peut pas conclûre directement qu'il s'agit d'un fermé de M. C'est pourquoi nous devons faire ce détour :
compact dans B(1),
donccompact dans U,
donccompact dans M,
doncfermé dans M (séparé).
Pourquoi ne pas lire aussi :
Les rectangles revisités une fois de plus
Par Mathoman - Tags
Apparemment la question sur un pavage de rectangles posée ici il y a quelques jours est stimulante. Après la solution par produit tensoriel, voici une autre qui repose sur une activité habituellement réservée aux enfants: le coloriage. (Les matheux ne sont que de grands enfants !) Merci à David Caisson qui m'a envoyé cette solution extraite du livre Solving Mathematical Problems de Terence Tao.
L'idée de T. Tao est aussi simple que belle: on colore en vert tous les rectangles ayant un côté horizontal entier, et en rouge tous les autres rectangles. Un argument topologique de connexité nous assure alors que dans le grand rectangle on peut relier les deux côtés verticaux par un chemin vert ou les deux côtés horizontaux par un chemin rouge. (Pour ceux qui ne connaissent pas encore la notion de connéxité : c'est une sorte de théorème des valeurs intermédiaires qui dit que deux lignes reliant les côtés opposés se coupent forcément). Or un chemin vert consiste en la juxtaposition de rectangles verts, donc sa longueur horizontale est entière; et de manière analogue pour un chemin rouge.
Vous pouvez lire la solution complète ici.
Cette "solution" m'a laissé perplexe car sur les trois premières pages l'auteur n'avance pas beaucoup, puis au tout dernier paragraphe il évoque, sans les traiter, quelques obstacles qui pourraient éventuellement se poser. Et avec un peu d'esprit critique on trouve que la démonstration est fausse! Voici un contre-exemple.

La largeur est 4 et la hauteur est 3,5. Pourtant il n'y a pas de chaîne verte mais seulement une chaîne rouge dont on ne peut rien déduire sur la hauteur (car elle possède des décalages) ni sur la largeur (car les rectangles rouges n'ont pas de largeurs entières).
Mais Terence Tao ne serait pas Terence Tao, porteur de la Médaille Fields 2006 (sorte de prix Nobel pour mathématiciens), si l'idée de sa preuve était entièrement fausse ! En effet, après une petite recherche sur internet, je me rends sur son blog personnel et j'y trouve une liste d'errata où il corrige, entre autres, cette preuve. Voici l'amélioration qu'il apporte:
On colore les rectangles comme avant, mais seulement leurs intérieurs. Ensuite on colore en vert les côtés verticaux ouverts, et le reste en rouge.
Maintenant mon contre-exemple ne résiste plus! On peut relier les deux côtés verticaux par un chemin vert.

Pourquoi cette démonstration améliorée fonctionne-elle ? Et bien, lorsqu'on parcourt un chemin vert disons, alors chaque fois qu'on quitte un rectangle vert pour passer dans un autre, ça se fait sur un segment vertical dont l'abscisse est un entier.
Voilà donc une jolie solution purement topologique, sans analyse. Je ne pense pas qu'elle s'adapte aux dimensions supérieures.
Le problème du maître et son chien
Par Mathoman - Tags
Un maître et son chien rentrent à la maison. Au départ ils sont à 10 km de la maison. Le maître marche à une vitesse constante de 5 km/h. Mais le chien est deux fois si rapide et arrive déjà à la maison quand le maître n'a fait que la moitié de la distance ; immédiatement il rebrousse chemin, rejoint son maître, retourne à nouveau à la maison, court à nouveau vers son maître, et ainsi de suite.
Les aller-retour du chien prennent fin lorsque son maître arrive finalement à la maison. Combien de kilomètres le chien a-t-il alors parcouru ?
Il y a une jolie histoire vraie
que je raconterai dès que la réponse est postée ;-)
Devinettes amusantes de géométrie
Par Mathoman - Tags
Tout le monde connaît les petites devinettes qu'on se pose lors (ou à la place) d'un dessert après un déjeuner frugal au restaurant universitaire. Voici une jolie devinette géométrique :
Sans lever la main, relier tous les neuf points suivants par quatre lignes droites.
°
°
°
°
°
°
°
°
°
Ce n'est pas si évident. La solution à voir dans le vidéo ci-dessous montre que nos habitudes nous empêchent de dépasser certaines limites...
MathOMan relie 9 points avec 4 droites
Souriante la petite Bin prend sa revanche et me lance le défi géométrique suivant :
Sans lever le stylo, tracer un cercle et son centre (pas plus).
Voici la vidéo où elle montre sa solution rusée à ce petit problème très troublant pour un spécialiste de la connexité.
Distance entière entre des points
Par Mathoman - Tags
Voilà, après une plutôt longue pause (exactement un mois) je suis de retour sur le blog et je commence doucement avec un petit exercice de géométrie plane ;-)
Soit D une droite dans le plan euclidien et n un entier positif. Montrer qu'il existe un point P0 en dehors de la droite D et des points P1,...,Pn sur D tels que la distance entre tous deux de ces n+1 points est un entier strictement positif.
Fibres d'une application complexe
Par Mathoman - Tags
Hier Pierre Lecomte a posé dans son blog un exercice sur des angles et la cotangente qui m'a inspiré la généralisation complexe suivante.
Notons

Question:
Déterminer les fibres de l'application
définie par

Réponse:
Soit H est l'hyperplan de C3 d'équation u+v+w=1 et
Dk, k=1,2,3, les droites

Notons D'1=D1\{(1,0,0)}, D'2=D2\{(0,1,0)}, D'3=D3\{(0,0,1)} les droites épointées. Alors l'image de f est

est discrète. Plus précisément, la restriction de f à
est un revêtement au-dessus
.
Preuve:
D'abord nous remarquons que la formule d'addition

peut s’écrire aussi comme
Cela signifie que pour tout
on a

Soit maintenant
.
- Premier cas:
Alors
et par conséquence
et on a
. - Second cas:
Supposons par l'absurde que la première coordonnée de
est égale à 1. Ainsi
et
. Alors
Par conséquence
, c'est-à-dire
. C'est une contradiction, car la cotangente est une application de
sur 

Montrons maintenant que la restriction de f réalise un revêtement au-dessus
Notons arccot la fonction réciproque de la cotangente. C'est une fonction analytique multivaluée
sur
, primitive de s=-dz/(1+z2). On remarque que le résidu de s en i (resp. -i) vaut i/2 (resp. -i/2). Donc un petit tour dans le sens positif autour de +i (resp. -i) ajoute
(resp.
) à la détermination de arccot.
Soit (u,v,w) dans H tels que u>0, v>0 et w>0. En résolvant l'équation
on trouve:

Pour voir cela il suffit de vérifier que les valeurs des racines évitent les points ±i où arccot n'est pas défini. Supposons par l'absurde que (vw/u)½=±i. Alors vw/u=-1. Avec l'égalité u+v+w=1 cela implique v=1 ou w=1. Donc (u,v,w)=(0,1,0) ou (0,0,1), points qui ne sont pas dans
Le prolongement analytique est donc possible, on obtient bien un revêtement, ce qui termine la preuve.
Si u fait un petit tour autour de 0 alors la détermination de la racine change de + en -. Vu que pour tout réel x on a
on obtient alors l'autre solution

Regardons le cas particulier où on prolonge (*) d'un point (u,v,w) dans H avec u>0, v>0, w>0 vers un point (u',v',w') dans H avec u'<0, v'<0, w'>0. Essentiellement il y a à choisir entre deux types de chemins:
- Dans le plan de la variable u on fait un petit demi-tour (sens positif) autour de l'origine et dans le plan des v on fait la même chose. (Le point w reste proche de 1.) Le prolongement de (*) le long de ce chemin aboutit à
(I)

- La variable u fait un petit demi-tour autour de l'origine et v fait la même chose mais dans le sens opposé. Le prolongement de (*) le long de ce chemin aboutit à
(II)

alors la formule (II) donne un triplet de somme 
Permis de démolir le ...
Par Mathoman - Tags
Pour me rendre à vélo depuis le 11e arrondissement de Paris (et oui, cette chanson existe même dans ma langue !) jusqu'à la fac de Versailles j'essaye beaucoup de parcours différents. Autrement dit je pratique une sorte de calcul de variations pour trouver le chemin optimal. Ce n'était pas évident de faire un bon compromis entre plusieurs minimisations simultanées : le chemin le plus court, le chemin avec le moins de voitures et le chemin avec le moins de dénivelé...
L'un des parcours que j'ai testés passe devant un bâtiment abandonné à Meudon. Il est délabré, ses fenêtres sont pleines de graffiti et il y a déjà un panneau permis de démolir planté devant. Je me suis arrêté pour en prendre quelques photos. Pour savoir de quel immeuble il s'agit cliquez sur la deuxième image !
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Meudon immeuble prêt à casser... (cliquez sur la deuxième image) |
C'est l'occasion pour féliciter mon ami Achim à Grenoble qui vient de soutenir son habilitation, probablement dans le but de quitter cette institution au futur incertain pour devenir professeur universitaire ;-)
La roue crevée
Par Mathoman - Tags
Des élèves qui ne viennent pas le jour du contrôle, c'est l'horreur de tout prof qui doit alors concocter un deuxième sujet pour le rattrapage. On comprend donc que très souvent ce deuxième sujet sera un peu plus difficile... Voici une belle petite histoire que des collègues m'ont écrite :
Ce sont quatre taupins qui ont un DS de math le lundi à passer. Ils vont faire la fête toute la nuit du dimanche à l’occasion de l’anniversaire de l’un d’entre eux. Seulement, ils ne se réveillent pas le fameux lundi matin et vont voir mardi le professeur pour s’excuser. Ils lui demandent alors de rattraper le lendemain en argumentant qu’ils ont crevé une roue sur le chemin en guise d’excuse. Le professeur accepte finalement.
Les étudiants bossent toute la nuit et arrivent le matin confiants à l’examen. Le professeur les met dans des salles différentes et leur donne le sujet d’examen qui comporte deux questions.
La première est sur 1 point. Chacun la lit dans son coin et trouve cela très facile. En effet, la question est : « Quelle est la raison qui vous a empêché de passer le DS prévu lundi ? ». Après, ils tournent la page et la seconde question, sur 19 points, est : « Quelle roue a été crevée ? »
Question (niveau probabilités classe de première)
Quelle est la note moyenne (valeur d'expectation) des quatre élèves à laquelle il faut s'attendre ?
Incitation à la réflexion
Pourra-t-on intégrer la question précédente comme troisième question au contrôle sans provoquer une boucle logique ?
Deux axes de symétrie radiale
Par Mathoman - Tags
Après quelques exercices plutôt abstraites, voici une belle question de géométrie dans l'espace.
On dit qu'un objet dans l'espace est invariant par rapport à un axe de rotation si toute rotation autour de cet axe transforme l'objet en lui-même. Par exemple un cylindre droit (ou un cône droit) est invariant par rapport à son axe central.
On dit que l'objet est convexe s'il contient avec deux points A et B aussi tout le segment [A,B]. Et on dit qu'il est borné s'il ne sétend pas infiniment, ou autrement dit s'il existe une boule (éventuellement très grande) le contenant.
Que pouvez-vous dire sur un objet convexe, borné et invariant par rapport à deux axes de rotation ?
Preuve que SO(3) est l'espace projectif à 3 dimensions
Par Mathoman - Tags
Réponses aux questions
est l'intervalle fermé [-1,1] et son bord
est constitué des deux extrémités.
est un disque et son bord
est un cercle.
est une ``vraie'' boule et son bord
est une ``vraie'' sphère.
- Les deux applications suivantes sont bijectives car inverses l'une de l'autre.



Illustration: si on projette l'hémisphère nord sur l'hyper-plan équatorial, on obtient la boule d'unité dans cet hyper-plan.
Notons que dans le graphique l'axe des abscisses représente l'espace
. Il est instructif de comprendre ce dessin déjà pour les plus basses dimensions:- Si n=1 alors on est dans le plan euclidien
. Le demi-cercle supérieur
(en rouge) se projette bijectivement sur le segment
(en bleu).
- Si n=2 alors on est dans l'espace plan euclidien
et
est une ``vraie'' sphère dont le dessin montre une coupe. L'hémisphère nord
(en rouge) se projette bijectivement sur le disque
(en bleu).
- Si n=1 alors on est dans le plan euclidien
- Chaque droite
coupe la sphère
en deux antipodes:
et
où
est arbitraire dans
.
Au moins un des deux points est dans l'hémisphère nord:
De cette observation on déduit que l'application
est surjective; en plus, elle est injective en dehors de l'équateur, et deux antipodes sur l'équateur sont envoyés sur une même image. Plus précisément![\forall x,y\in\mathbb{S}^n_+\,:\;\big[\,x\neq y\,\text{ et }\,f(x)=f(y) \:\big]\;\Rightarrow \;<br />\big[\:x=-y\;\text{ et }\;x_{n+1}=y_{n+1}=0\:\big]\,.<br />](http://www.mathoman.com/CACHE/tex_40c5885431668db18aeaf867a1e7cddc.png)
Par conséquence
est en bijection avec l'ensemble obtenu à partir de
par identification des antipodes sur l'équateur. Or d'après la question précédente nous savons que
et l'équateur n'est rien d'autre que le bord
de
. Par conséquence
.
- Le résultat précédent implique en particulier que
.
Or
=[-1,1] et par conséquence
est simplement l'intervalle [-1,1] où on a recollé -1 et 1.
Ainsi
est en bijection avec le cercle
. Nous obtenons
. Illustration:
D'autre part
est le groupe des rotations du plan euclidien orienté
. Comme chaque rotation est déterminée de manière unique par son angle compris dans
il est évident que
est en bijection avec le cercle
.
Conclusion:
.
- Pour la suite voir le fichier pdf.
Un exercice bizarre à propos de la température sur terre
Par Mathoman - Tags
Voici un exercice sur un énoncé de climatologie très théorique et inutile. Il est dédié à mon ami A. Wirth qui a quitté les maths pures pour consacrer son talent à des questions aussi appliquées que la météorologie et l'océanographie ;-)
Exercice : On assimile la terre à une boule parfaite et on suppose que la température sur la surface terrestre est une fonction continue. Montrer qu'il existe une infinité d'ensembles disjoints deux à deux {A,B} où A et B sont des points sur la surface terrestre tels que la température en A et B est la même et tels que la distance entre A et B est 1000 km.

compact dans B(1),
