Math'O Man : le Blog des Maths

Poésie


A la recherche des mathématiques perdues


Quand les maths influencent la litérature française

Un amour de Swann, le deuxième livre autonome de la trilogie Du côté de chez Swann de Marcel Proust, est paru en 1913. A cette époque la théorie des ensembles et la théorie des groupes venaient d'être inventées et connaissaient un grand essor.
Je m'imagine bien l'écrivain Proust lors d'une réception un dimanche après-midi chez un représentant de la nomenklatura scientifique parisienne, disons chez le grand mathématicien Henri Poincaré ; on y joue des arrangements pour violon et piano des opéras de Wagner, on parle de poésie ou d'art chinois. Proust, le snob, s'isole dans le salon à côté et trouve sur la table une revue scientifique avec la dernière publication de son hôte. Il l'ouvre sur la première page, commence à lire et n'y comprend pas grand'chose — mais les mots et formulations lui plaisent...

Bon, vous direz que j'ai trop d'imagination ! Alors jugez par vous-même... voici la phrase avec laquelle commence Un amour de Swann :

Pour faire partie du « petit noyau », du « petit groupe », du « petit clan » des Verdurin, une condition était suffisante mais elle était nécessaire [...]

 

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Humour et poésie

— Chéri, est-ce que tu m'aimes ?
— Hmm ? Ah oui, bien sûr que je t'aime.
— Mais est-ce que tu m'aimes vraiment ?
— Oui, oui.
— Mais est-ce que tu m'aimes plus que tes satanées mathématiques ?!
— Bien entendu, ma chérie.
— Et bien, alors prouve le moi !
— Hum. Alors... Soit epsilon > 0, ...

Pourquoi les sièges de Louis XVI sont-ils très étroits ?
(Indication : 13 et 3, ça fait combien ?)

Et dans le même genre, mais pas pour enfants :

Poème avec humour
Photo envoyée par JY