Quel est le socle commun pour entrer en fac ?
Par Mathoman, mardi 1 septembre 2009 à 11:37 - Maths et société - Tags
Il bien connu (voir par exemple mon billet ou celui de Fabien sur les connaissances de élèves en terminale ou encore l'article de Michel Delord sur la maîtrise générale du calcul à l’entrée en sixième) que les exigences pour passer d'une classe à l'autre du cursus scolaire ont baissé. Les lacunes ainsi accumulées deviennent presque insurmontables, de manière qu'à la fin on est obligé de donner le bac assez facilement (voir par exemple cet excellent article sur la baisse de niveau du bac de physique ou ces réflexions sur la différence de niveau du bac entre la métroploe et la Réunion).
Quelles sont les conséquences pour les études supérieures que, selon les projets politiques, devraient entamer et réussir 50% des jeunes ? Voici un constat pratique. Recemment j'étais à la cafétéria d'une université parisienne. Sur le comptoir on avait posé cette affiche :
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Vu à la fac : tableau de prix pour les nuls |
D'abord je me suis dit que le CROUS de Paris propose un tarif dégressif pour des commandes groupées mais non, il s'agit simplement d'un tableau nécessaire aux nombreux étudiants qui ne savent pas calculer quatre fois six... Le socle commun pour entrer en fac, finalement à quel niveau est-il ? Faut-il introduire les nombres négatifs pour le mesurer ?
Pourquoi ne pas lire aussi :
Pause d'humour
Par Mathoman - Tags
Après le dessin "drôle" des courbes dans mon billet précédent, voici un petit dessin qui concerne pas mal de personnes je crois.
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En fait, il y a tout un site web avec des bonnes blagues, aussi sur les maths, un peu à la Charlie Brown. Le site web s'appelle XKCD et est probablement tenu par un étudiant en sciences. Voici deux joyaux qui sont à mon goût.
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Le suivant me rappelle mes propres expériences comme enseignant.
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Et celui-ci fera rire notre bloggeur phycicien-cosmologue FB. Et celle-ci est fausse dans sa manière (avec la convention d'orientation habituelle du plan il faudrait écrire -90°).
La mouche dans le pot
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Après l'exercice sur la mouche et les araignées voici un exercice de physique sur une mouche et un pot :
Problème: on dispose d'un pot avec couvercle et d'une balance ultra précis. On tare le pot fermé puis on introduit une mouche qui reste en vol. Si on pèse à nouveau, pèse-t-on la mouche ?
C'est un lecteur du blog qui me l'a envoyé et souhaite connaître la réponse. Je pense que la solution n'est pas difficile.
Dates des épreuves écrites du baccalauréat 2009
Par Mathoman - Tags
Voilà la bac 2009 arrive... Voici les dates des épreuves (sous réserve d'erreurs ne me tenez pas responsable si vous arrivez en retard !)
Dates des épreuves de bac série S
- Jeudi 18 juin 2009, 8h-12h : Philosophie
- Vendredi 19 juin, 8h-11h30 : Physique-chimie
- Vendredi 19 juin, 14h-17h30 : Sciences de la vie et de la terre ou Biologie-Écologie
- Vendredi 19 juin, 14h-18h : Sciences de l’ingénieur
- Lundi 22 juin, 8h-12h : Français (classe de 1ère)
- Lundi 22 juin, 14h-17h : LV1
- Mardi 23 juin, 8h-12h : Mathématiques
- Mardi 23 juin, 14h-16h : LV2 étrangère ou régionale
- Mercredi 24 juin, 8h-12h : Histoire-géographie
Le conseil de MathOMan
A partir de mardi 19 juin ne travaillez plus, fermez vos livres et rangez vos fiches de révisions. L'apprentissage en dernière minute ne sert à rien, ni en maths ni dans les autres matières ; si vous avez travaillé régulièrement pendant toute l'année vous devriez passer l'épreuve sans problème majeur et si vous n'avez pas travaillé, alors assumez... Donc mardi, mercredi, puis les jours des épreuves, rélaxez, sortez, faites du sport pour oxygéner votre cerveau, c'est crucial pour bien réussir ; pour la même raison, si votre centre d'examen n'est pas trop loin allez-y à vélo ou à pied !
I will Survive!
Voici un petit clip musical à la Gloria Gaynor, tournée par de jeunes apprentis matheux américains. Alors apprenez bien vos dérivées pour survivre l'épreuve du bac en maths !
La chèvre sur le champs circulaire
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Dernièrement mon collègue bloggeur Tanguy donne souvent la parole à ses lecteurs. Aujourd'hui je fais pareil avec un email que je viens de recevoir d'un lecteur par ma page de contact. En fait il pose une belle question de géométrie:
Je viens de lire avec beaucoup de plaisir l'intégralité de ce blog.* Tout à fait d'accord avec Rungaldier. Pour ma part je suis plus physique chimie et j'ai une colle math/géométrie que je n'ai jamais su résoudre. Pouvez vous me donner la solution?* Wow, moi-même je n'aurais pas ce courage !
Un champs circulaire de 10m de diamètre. Un paysan plante un piquet sur la périphérie. Il y attache une chèvre. Quelle doit être la longueur de corde pour que la chèvre ne puisse brouter que la moitié du champs; la longueur du col à la bouche n'est pas prise en compte.
Facteurs multiplicateurs et énérgie des éoliennes
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Nous savons tous que l'aire d'un carré de côté L vaut L². Lorsqu'on double la longueur des côtés alors l'aire est multipliée par 4 ; en effet, (2L)²=4L².
On montre de la même manière que si on double chaque côté d'un cube alors on multiplie sa superficie par 4 et son volume par 8. Plus généralement, ce principe fonctionne aussi pour des surfaces et volumes courbés
(sphères, cones,...). Les mathématiciens parlent alors d'homothétie, les physiciens de changement d'échelle.
On le voit bien sur les formules pour une
sphère de rayon r : La circonférence (périmètre d'un grand cercle) vaut
, sa superficie
et son volume
. Donc la circonférence est proportionnelle à r, la surface à r² et le volume à
.
Question :
Aujourd'hui la vitesse du vent qui arrive sur mon éolienne est le double de celle d'hier. Par quel facteur dois-je multiplier l'énérgie obtenue dans la journée d'hier pour calculer celle que j'obtiens aujourd'hui ?
(On pourra supposer une éolienne idéale qui capte toute l'énergie du vent qui passe.)
La réponse n'est pas très difficile, les connaissances en physique du lycée devraient suffire.
Multiplicateurs de Lagrange
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En économie, physique, ingénierie, on enseigne la méthode des multiplicateurs de Lagrange : Si P est un extrémum d'une fonction f de n variables x1, ... ,xn sous m contraintes données par g1(x1,...,xn)=0, ... , gm(x1,...,xn)=0, alors il existe des réels λ1, ... ,λm tels que
Généralement, lorsqu'on enseigne ce théorème à des non-matheux, il est préférable de ne pas faire la démonstration en toute généralité. D'habitude je me contente d'expliquer deux cas particuliers où on "voit" géométriquement ce qui se passe :
- n=3 et m=1. Grâce à la règle de dérivation d'une fonction composée, on montre que les gradients de f et g en P sont orthogonaux au plan tangent à la surface décrite par g(x,y,z) = 0. Donc ces gradients sont colinéaires.
- n=3 et m=2. De même, on montre que les gradients de f, g1 et g2 en P sont orthogonaux à la tangente à la courbe décrite par g1(x,y,z) = g2(x,y,z) = 0. Ils sont donc coplanaires.
Concernant une application de ce théorème j'ai une question à laquelle vous savez peut-être répondre.
Y a t-il un exemple élémentaire mais non trivial? L'exemple classique de minimisation de coût lorsqu'on construit une boîte rectangulaire dont le volume est fixé et dont le couvercle coûte, au cm2, le double des autres côtés n'est pas vraiment intéressant; en effet, on peut isoler l'une des variables dans l'équation de la contrainte et se ramener à une fonction de deux variables indépendantes.
Maths CM2
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Pourquoi le nombre
de la formule
pour la circonférénce d'un cercle intervient-il également dans la formule
pour calculer la surface d'un disque ?
Lisez ici la belle explication que Stéphane Lamy donne à sa fille en CM2.
Lundi matin: petite leçon amusante de calcul
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Leçon et questions: Maths pour les génies (cliquez)
C'est un document powerpoint après l'avoir ouvert utilisez les flèches de votre clavier pour avancer.Colles 2011/2012
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Feuilles de khôlles en classe préparatoire PCSI du Lycée Charlemagne à Paris pour des étudiants qui souhaitent s'entraîner.
Khôlles prépa math sup avec corrigés :
- Nombres complexes
- Nombres complexes (deuxième tour)
- Fonctions usuelles
- Fonctions usuelles et équations différentielles linéaires
- Géométrie en basses dimensions
- Géométrie en basses dimensions (deuxième tour)
- Courbes planes
- Coniques
- Programme mixte I
- Programme mixte II
- Nombres réels et limites
- Fonctions continues
- Fonctions continues et fonction dérivables
- Fonctions dérivables. Groupes
- Fonctions dérivables. Groupes
- Polynômes. Limites
Torsion du bras - le groupe fondamental de SO(3)
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Dernièrement nous avons parlé de groupes cycliques et du groupe de rotation SO(3). Aujourd'hui nous allons revisiter ces deux notions pour explorer une jolie propriété en mathématiques.
Voici une petite vidéo où je tourne mon bol de café au lait. Plus précisément je lui fais deux tours complets. On remarquera qu'après le premier tour mon bras est tourdu, mais après le deuxième tour mon bras revient à sa comfortable position du début.
MathOMan tord son bras... et le remet à sa place!
Explication (par handwaving en prose)
- Choisissons deux antipodes P et Q sur la sphère et notons g le chemin qui va de P à Q en ligne droite. Or g est un lacet dans SO(3) à cause de l'identification des antipodes. Plus précisément, il s'agit des rotations atour de l'axe fixe (PQ) commençant avec l'angle -180° et finissant avec l'angle 180°. Ce lacet g représente donc précisément un tour de la tasse de café.
- Soit h un demi-cercle sur la sphère, allant de P à Q. Il est clair qu'on peut déformer g continûment en h. En termes d'homotopie on a alors g=h.
- Considérons le demi-cercle h' allant de Q à P qui complète h en un cercle entier. Maintenant vient le point crucial: le cercle entier h+h' est homotope au lacet constant, car on peut le "rétrécir en un point''.
- D'autre part il est clair que, par identification des antipodes, h et h' sont deux lacets identiques dans SO(3). Nous obtenons ainsi 2g=2h=h+h'=0 dans le groupe fondamentale de SO(3).
Il reste à voir qu'on n'a pas déjà g=0, autrement dit qu'il est impossible d'avoir le bras en place déjà après le premier tour. Une manière simple de comprendre que g , ou encore h, n'est pas homotope au lacet constant est de voir h comme un lacet dans l'espace projectif de dimension 3. Il correspond alors à la rotation d'une droite dans l'espace de dimension 4, d'angle 180° autour d'un axe perpendiculaire. La droite revient sur elle-même, mais on ne peut pas rétrécir ce mouvement.
Voilà, si on formalise ces raisonnements un peu plus, on démontre que le groupe fondamental de SO(3) (ou plus généralement d'un espace projectif de dimension au moins 3) est le groupe cyclique à deux éléments Z/2Z.
Les physiciens adorent ce genre de propriétés mathématiques et invoquent même le groupe de Spin, revêtement universel de SO(3). Mais pour expliquer ces applications en physique théorique, il faudra un autre bloggeur peut-être un PhysOMan?
On m'a recommandé à ce sujet le livre Spinors & Space-Time de Roger Penrose et Wolfgang Rindler mais mes maigres pré-recquis en physique m'ont découragé de l'acquérir ;-)




