Evaluation par QCM dans l'enseignement supérieur
Par MathOMan, lundi 7 juin 2010 à 15:00 - Enseigner les maths - Tags - RSS
Dans mon dernier billet sur l'enseignement des mathématiques je parlais du système américain et allemand des devoirs maison hébdomadaires. Je me félicite du succès de ce billet : en effet, les responsables de l'enseignement des maths en cycle préparatoire à l'école d'ingénieurs Estaca l'ont lu et ont décidé la mise en place de ce système à partir de la rentrée prochaine.
Aujourd'hui j'aimerais parler d'une autre idée pour rendre plus efficace le contrôle des acquis des étudiants : les questionnaires à choix multiples. Traditionnellement nous, les matheux, nous n'aimons pas les QCM. Nous considérons les mathématiques comme une sorte d'art où le chemin du raisonnement choisi et la grâce avec laquelle on danse sur ce chemin, c'est-à-dire le style de rédaction, sont aussi importants que le résultat à trouver. Et cela ne peut pas être évalué par un QCM.
C'est vrai. Or quand nous corrigeons les partiels en premier cycle nous faisons souvent l'expérience que très peu d'étudiants savent rédiger correctement une suite d'idées. Et la remarque suivante montre que ce phénomène perdure même dans les semestres supérieurs : L’utilisation des hypothèses données dans l’énoncé doit être signalée au moment opportun et non en vrac en début de question, afin de montrer l’articulation du raisonnement
(extrait du rapport du jury de l'agrégation 2009).
Il y a donc un décalage entre nos attentes et les résultats. Et ce n'est pas étonnant car le système des TD actuel n'apprend une rédaction cohérente. Comme le professeur de TD ne peut pas contrôler l'écrit de chacun, les étudiants ne font que recopier une rédaction exemplaire au tableau ce qui est déjà une bonne chose mais ne suffit point, ça serait comme si on voulait apprendre à jouer le violon en écoutant Gidon Kremer. On revient donc au problème déjà cité de l'efficacité des TD...
Alors à quoi bon d'évaluer les étudiants par des choses sur lesquelles ils n'ont pas eu l'occasion de s'entraîner ? J'ai donc décidé, pour ma part, de faire désormais l'évaluation en forme de QCM (dans les établissements qui n'ont pas mis en place un système de correction de devoirs maison). Mon premier tel examen 100% QCM peut être consulté ici.
Quelles sont les compétences mathématiques qu'on peut évaluer par un QCM ? A mon avis, un bon pourcentage des méthodes au programme d'un premier cycle en école d'ingénieur ou en tronc commun de L1 : dériver, intégrer, systèmes linéaires, équations différentielles linéaires, etc. D'après ce que j'ai vu c'est déjà suffisant pour trier les bons et les mauvais étudiants ;-)
Recherche de collaborateurs
Maintenant je viens avec une proposition concrète : qui a envie de participer à établir une base d'exercices en ligne en forme de QCM ? Qui est-ce qui a déjà de l'expérience en ce domaine (peut-être avec WIMS) et souhaite la partager ? L'idée serait la suivante.
- Une grande base de questions serait disponibles en ligne pour que les étudiants puissent s'entraîner chez eux.
- Une autre partie de questions serait reservée aux épreuves que les étudiants passent dans les salles d'ordinateur le jour de l'examen.
- Les résultats étant calculés automatiquement il n'y aura plus de travail de correction ni erreur d'évaluation possible.
- Une fois la base d'exercices créée et assez grande, on peut la rentabiliser et organiser des évaluations très fréquentes...
- Les exercices ne devraient pas forcément être interactives, originales ou d'une grande valeur pédagogique en e-learning (comme souvent dans WIMS), car ils serviraient uniquement à évaluer, l'enseignement en TD restant inchangé.

shaped knowledge !

et
une bijection monotone. Alors f est un homéomorphisme.
et
.
Puisque H est dense dans
. Donc il existe
![y_1\in H\cap\,]f(x_0)-\epsilon,f(x_0)[\,.](http://www.mathoman.com/CACHE/tex_376f1c93cf07e957b1f90079791a921b.png)
A cause de la surjectivité de f on peut écrire
avec
. On pose
. Alors pour tout x dans G

. La preuve de la continuité de la réciproque
est la même.
et
Le but est de faire de sorte que
est une bijection monotone (et donc automatiquement un homéomorphisme). On procède comme suit.
. Pour le choix de
regardons l'ordre de
et de
.
alors on prend comme
.
alors on prend comme
le premier élément de
de la liste (**).
Pour choisir
regardons l'ordre de
.
.
le premier élément de
de la liste (*).
Pour le choix de
regardons l'ordre de
. Il y a 24 possible manières de ranger ces quatre nombres.
on prend comme 
on prend comme
et
répondent au problème.
. Par un récurrence facile f(n)=nf(1) pour tout entier n, et puis f(r)=rf(1) pour tout rationel r. Alors par continuité


sur cet exercice à 3 points.

















un cercle, A,B deux points distincts sur 



car c'est le plus petit nombre qui 


Commentaires
1. Le lundi 7 juin 2010 à 18:04, par JLT
2. Le lundi 7 juin 2010 à 18:35, par MathOMan
3. Le mardi 8 juin 2010 à 10:16, par Frédéric
4. Le mardi 8 juin 2010 à 16:17, par MathOMan
5. Le mardi 8 juin 2010 à 20:46, par JLT
6. Le mercredi 9 juin 2010 à 14:30, par Arthur
7. Le jeudi 10 juin 2010 à 22:49, par MathOMan
8. Le vendredi 11 juin 2010 à 09:37, par Tukikun
9. Le samedi 12 juin 2010 à 10:24, par Gloria
10. Le samedi 12 juin 2010 à 14:01, par MathOMan
11. Le samedi 12 juin 2010 à 22:20, par Frédéric
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